22 mai 2026

Tribune Anti-Bolloré & Black list

Pourquoi la tribune ANTI-BOLLORÉ secoue le CINÉMA (YouTube) 40'38"
(France Culture) 19 mai 2026 

"Canal+ occupe une place centrale dans le financement du cinéma français. 

La rupture annoncée par son président, Maxime Saada, avec les signataires d’une tribune anti-Vincent Bolloré révèle les tensions entre dépendance économique et liberté d’expression.

Pour en parler : 

🎙️ Marie Masmonteil, productrice pour Elvézir Films, présidente du collège cinéma Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI) 

🎙️ Nicole Vulser, journaliste

🎙️ Thomas Paris, économiste, professeur à HEC et chercheur au CNRS. Spécialiste des industries culturelles."



Cinéma, édition, médias : « la culture se soulève pour sonner l'alarme » (YouTube) 1h09'
(Médiapart) 19 mai 2026

"Alors qu’une tribune de professionnels du cinéma qui veulent « zapper Bolloré » met le feu au Festival de Cannes, des auteurs et autrices, universitaires et journalistes se mobilisent aussi contre la prédation du milliardaire d’extrême droite. Ils et elles témoignent dans notre émission."

Lire aussi sur Médiapart:



Bolloré tente de faire régner la terreur sur le cinéma français (YouTube) 1h15'
(Journal L'Humanité) 20 mai 2026

"Sur la Croisette, Canal+ tente de faire régner la terreur après une tribune dénonçant l’emprise du milliardaire catholique intégriste sur l’industrie cinématographique. Les 600 signataires ont été déclarés persona non grata pour les futures productions du groupe. De quoi inquiéter la profession. Décryptage avec le streamer RiboDansLaSauce, le journaliste Anthony Cortes et le journaliste Cyprien Caddeo en direct du Festival de Cannes."



21 mai 2026

Cinéma italien et fascisme (Au Poste)

 

Néoréalisme, années de plomb, Berlusconi: 50 ans de résistance filmée (YouTube) 2h16'
(Au Poste) 12 mai 2026



"Du néoréalisme aux années de plomb, en passant par Berlusconi, Mathieu Combe, doctorant à Paris 8, décrypte pour Silence Plato comment le cinéma italien a été, pendant trente ans, la seule arme capable de nommer le fascisme, la corruption d'État et la trahison des gauches.

Nayan Chowdhury reçoit Matthieu Combe"

12 mai 2026

A quoi sert encore la CRITIQUE ? (France Culture)

 

CINÉMA : à quoi sert encore la CRITIQUE ? (YouTube) 58'47"
(France Culture) 12 mai 2026


"YouTube, TikTok, podcasts, réseaux sociaux : chacun peut désormais donner son avis. 

La critique n’a pas disparu. Elle a changé de visage.

Autrefois capables de faire ou défaire la réputation d’un film, les critiques partagent désormais la parole avec des milliers de créateurs de contenu et de spectateurs en ligne.


Pour en parler : 

🎙️ Antoine de Baecque, professeur d'histoire du cinéma à l'École normale supérieure

🎙️ Charlotte Garson, rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma

🎙️ Charles Bosson, critique de cinéma et de séries, animateur du podcast “Overtime”

🎙️ Judith Beauvallet, critique cinéma à Écran Large, vidéaste sur YouTube avec sa chaîne "Demoiselles d’Horreur", et spécialiste du cinéma de genre"



11 mai 2026

Apocalypse Now un film colonial ? (Corentin Lê)

 

APOCALYPSE NOW UN FILM COLONIAL ? Avec Corentin Lê de la revue Emitaï (YouTube) 1h02'
(Parole d'Honneur) 6 mai 2026

"Retrouvez les articles et podcast de la revue emitaï ici : https://emitai.fr/

Lors de notre dernier cine club nous avons projeté APOCALYPSE NOW de Francis Ford Coppola suivis de WE WERE THE SCENERY de Christopher Radcliff : double projection pour un double de regard sur la guerre du Viêtnam, suivi d’un échange avec Corentin Lê d’Emitaï, revue de cinéma critique et décoloniale.

La cinéphilie occidentale nous entraîne-t-elle à célébrer le chaos psychédélique au détriment de nos luttes, de nos histoires, de nos désastres ? APOCALYPSE NOW n’est-il au fond qu’une opération de diversion, une vaste enfumade à l’odeur de napalm ? À la projection du film culte de Francis Ford Coppola succèdera celle d’un court-métrage signé Christopher Radcliff, WE WERE THE SCENERY, geste de démystification et de recentrement qui invite à se mettre enfin à l’écoute des murmures de la diaspora. On y verra dans quelle mesure une perspective décoloniale pourrait tenir tête à l’un des plus grands monuments cinématographiques de l’Empire, celui-là même qui continue, en Iran et ailleurs, à répandre ses flammes."



05 mai 2026

Ozu In Color (TCM/Every Frame a Painting)

 

Ozu in Color (Clip) | TCM Originals | TCM (YouTube) 10'26"
(Turner Classic Movies & Every Frame a Painting) 5 may 2026


"The cinema of Japanese filmmaker Yasujiro Ozu is explored in this new exclusive TCM Original.  

The creators Tony Zhou and Taylor Ramos are the duo behind the celebrated YouTube channel “Every Frame a Painting”, a collection of visual essays on matters of movies.

With Tony narrating, the duo reveal new insight and a richer appreciation of Ozu’s use of color in his films."


09 février 2026

Terry Gilliam (documentaire ARTE)

 

Le cinéma de Terry Gilliam | Documentaire | ARTE Cinema (YouTube) 52'38"
(ARTE Cinéma) 7 Février 2026


"Des Monty Python à "Brazil" et "L'armée des 12 singes", plongée dans l'univers baroque du réalisateur Terry Gilliam, au croisement de la satire, de la poésie, du cauchemar et de la comédie. Le parcours chaotique d'une véritable manufacture à rêves.

D'où vient l'imaginaire foisonnant de Terry Gilliam ? De son enfance à la Tom Sawyer, dans les forêts du Minnesota ? Des phénomènes de foire qu'il côtoya durant l'adolescence ? Ou de sa passion dévorante pour le magazine satirique Mad, qui dynamitait alors un pays corseté dans les clichés de l'American way of life ? Lorsqu'il débarque en Angleterre à la fin des années 1960, celui qui n'est encore que dessinateur s'illustre à la télévision, où il développe un style reconnaissable entre tous : l'animation, image par image, de collages déjantés. Il intègre au passage une joyeuse bande d’acolytes sur le point de changer la face de l’humour, les Monty Python. Après leurs sketches à la BBC, le succès fulgurant du film Monty Python : sacré Graal, que Gilliam coréalise, le propulse au rang de réalisateur demandé. Jabberwocky, son premier film en solo, adapté du poème de Lewis Carroll, affirme sa singularité visuelle et ses thèmes de prédilection : la misère et le merveilleux, au filtre d'un humour absurde, toujours sombre. 

À hauteur d'enfant

Le documentaire de Benjamin Clavel revient en archives et entretiens sur le style unique du réalisateur, son appétit pour le merveilleux et la poésie, contrebalancés par un regard satirique et cauchemardesque sur l'état du monde. La carrière de Terry Gilliam aura connu son lot de succès (L'armée des 12 singes) et d'échecs (les millions engloutis du Baron de Munchausen, les fiascos successifs de Don Quichotte avant, enfin, un film en 2021), ainsi que ses relations houleuses avec les grands studios américains et leur obsession pour le happy end. Que serait devenu son chef-d'œuvre Brazil, charge désespérée (et prophétique) contre le néolibéralisme et la bureaucratie, si Universal Pictures avait eu le dernier mot ? Une plongée spectaculaire au cœur de la manufacture à rêves baroques de Terry Gilliam, qui aura toute sa carrière rejeté l'imaginaire étriqué des adultes pour créer à hauteur d'enfant."

Le cinéma de Terry Gilliam, L'imagination au pouvoir 

Documentaire de Benjamin Clavel (France, 2022, 53mn)

07 février 2026

Colloque La Cinéphilie (AFCAE)

Programme du colloque "La Cinéphilie d'hier à demain"

du 3 au 5 décembre 2025 - AFCAE 70ans (1955-2025)


Voir les vidéos en lien ci-dessous : 

Mercredi 3 décembre – CNC, Auditorium

La cinéphilie dans les politiques publiques de la culture

9h30 • Ouverture du colloque par Lionel Bertinet et présentation par Guillaume Bachy et Antoine de Baecque

10h15 • Intervention : Pourquoi la cinéphilie ? par Thierry Frémaux

11h • Table ronde : La cinéphilie, politique publique avec Lionel Bertinet, Luc Cabassot, Emeric de Lastens, Nadège Lauzzana et Violaine Rebelle / Modérateur : Florian Krieg


14h • Intervention : Le festival Premiers Plans d’Angers par Claire Lambry et Claude-Éric Poiroux 

14h30 • Table ronde : La salle de cinéma, socle de la cinéphilie avec William Benedetto, Myriam Djebour-Ferry, Stéphane Goudet, Elise Mignot et Charline Tabaraud / Modérateur : Guillaume Bachy

16h • Intervention : La cinéphilie internationale par Christian Bräuer

17h • Table ronde : Où en est la cinéphilie des cinémathèques ? avec la Cinémathèque de Grenoble, la Cinémathèque française, la Cinémathèque de Toulouse, la Cinémathèque Universitaire (Sorbonne Nouvelle) et l'Institut Lumière / Modérateur : Antoine de Baecque

18h30 • Clôture de la journée par Olivier Henrard


Jeudi 4 décembre – ENS Ulm, Salle Dussane

De l’histoire de l’AFCAE à la transmission de la cinéphilie


9h30 • Accueil : Frédéric Worms

9h40 • Intervention : La fondation de l’AFCAE par Frédéric Gimello-Mesplomb

10h15 • Lecture : Dans les archives de l’AFCAE par Nicolas Bouchaud

10h45 • Table ronde : Aux origines de l’Art et Essai en France avec Roxane Hamery, Aurélie Pinto et Léo Souillés-Debats / Modérateur : Antoine de Baecque

12h15 •  Intervention : L'AFCAE d'hier à demain par Guillaume Bachy

12h30 • Intervention : Le ciné-club de l'ENS, histoire et perspectives par Hadrien Leulliot, Anselme Dojat, Jeanne Cavallin et Agathe Wippler


14h30 • Table ronde : La transmission de la cinéphilie, de la classe aux salles avec Gabriel Bortzmeyer, Pauline Chasserieau, Alice Gallois et Catherine Mallet / Modératrice : Carole Desbarats

16h • Intervention : La cinéphilie Ciné-Sup par Jérôme Baron

16h30 • Table ronde : Les nouveaux défis des ciné-clubs avec Antonin Crozet, Isabelle Gibbal-Hardy, Benjamin Léon, Margot Merzouk, Lilou Parente, Marion Polirsztok et William Robin / Modérateur : Alex Masson


Vendredi 5 décembre – Collège de France, Amphithéâtre Maurice Halbwachs

Évolutions de la cinéphilie


9h30 • Accueil : Patrick Boucheron

10h • Intervention : Que montrer ? Comment le montrer ? par Natacha Laurent

11h • Table ronde : L’évolution de la cinéphilie au regard des transformations sociétales avec Sébastien Denis, Laure Murat, Sabine Putorti et Axelle Ropert / Modératrice : Myriam Djebour-Ferry


14h • Table ronde : Critique et cinéphilie à l’heure de la révolution numérique avec Camille Chanod, Charlotte Garson, Antoine Guillot, Joris Laquittant, Simon Riaux, Philippe Rouyer et Mélanie Toubeau / Modératrice : Perrine Quennesson


16h • Dialogue avec le public : Qu’est-ce que la cinéphilie de demain ? animé par Guillaume Bachy et Antoine de Baecque


03 février 2026

Attention-span Limits in Film Students (The Atlantic)

"Everyone knows it’s hard to get college students to do the reading—remember books? But the attention-span crisis is not limited to the written word. Professors are now finding that they can’t even get film students—film students—to sit through movies. “I used to think, If homework is watching a movie, that is the best homework ever,” Craig Erpelding, a film professor at the University of Wisconsin at Madison, told me. “But students will not do it.”

I heard similar observations from 20 film-studies professors around the country. They told me that over the past decade, and particularly since the pandemic, students have struggled to pay attention to feature-length films." 

The Film Students Who Can No Longer Sit Through Films. The attention-span crisis goes to the movies.
By Rose Horowitch (January 30th 2026; The Atlantic)

12 août 2025

La condition de la critique internationale (Critikat)

Dossier "Critiques d'ailleurs" d'entretiens de 7 critiques issues de pays étrangers (Argentine, Egypte, Taïwan, Ukraine, Etats-Unis, Nigéria, Inde) Lukas Moreau (Critikat ; 8 juillet 2025)



11 juin 2024

Cinema Generations (Unspoken Cinema infographics)

 


Download the PDF here




From its inception in 1895, the history of Cinema has changed drastically and I imagined a parallel between software generations to depict the evolution of narratives and aesthetics through the years. Thus this infographic map that I designed to summarize the trends and paradigm shifts that shaped Cinema history in successive stages.

The first prototype is "Alpha" also known as Verisimilitude, represented by the cinematographic views of Louis and Auguste Lumière. Cinema was in its infancy, without any visual grammar (editing) or any fancy storytelling. Its purpose was mainly to record life and show off the motion that Photography didn't have.

Soon thereafter a new prototype "Beta" was released for beta-testers, the Filmed Theatre, available in silent mode only, where stage actors and playwright used theater and literature, well known and mastered ancient arts to exploit the possibilities of this new invention. You could argue this Beta stage featured some of the greatest artistic experiments of the medium, but for the most part, slapstick comedy and famous plays dominated.

Once Griffith introduced the first editing grammar and shot conventions, Cinema could tell stories visually and not simply through mimes and cue cards. "Cinema 1.0" could be released publicly. As JLG described it, "all it takes to make movies is a girl and a gun", which will define the genres of this art for decades and decades. Imminent threat, high stakes, a young glamor damsel in distress and an (older) buff hero to save the day, is the bread and butter of 90% of the genres as we know them...

The next paradigm shift was described by Gilles Deleuze (in Cinema 1 & 2, Movement-Image and Time-Image), where he points to the tragedy of WW2 as a transition in Cinema aesthetics from Movement to Time, before and after the war, yielding to the emergence of Modernist Cinema. First with Neorealismo, then with La Nouvelle Vague, and all the New Waves of the 1960ies. This is “Cinema 2.0”. We see a change in the auteur’s POV, in the narrative structure being deconstructed and the form reinvented.

Along those lines, in the margins of Modernist Cinema, Generation Alpha was to be rebooted in the 1970s by the “Greatest Film of All Time” (according to Sight & Sound decade poll), Jeanne Dielman by Chantal Akerman. This is how Contemplative Cinema was born! In 1964, Andy Warhol revived Lumière by taking it to the extreme, with Empire, an 8h long cinematographic view that Lumière could have never dreamt of at the time. Then came Wiseman, Saless, Kiarostami, Tarr, before paving the way to the most recent proponents of this aesthetics in the 2000s.

“Cinema 3.0”, was born in the same circumstances as “Cinema 2.0”, while the later developed an inclination for the fiction and the narrative, the former was more oriented towards the documentary, the commentary, and the collage/montage of found-footage. The Essay Film is first and foremost the self-portrait of a narrator, it’s a homage to cinema through citations and images.

A new iteration of “Cinema 1.0” arose in the 2000s, which we shall name “Cinema 1.5” as it repeats all the tropes only with a difference in degree (with all the knobs at 11 so to speak). A girl and a gun on steroids! This is the emergence of the superheroes movies, and later video games movies. These films didn’t learn anything from Cinema 2.0 or 3.0… they just abuse the technology available to push all the narratives and stunts to the extreme. Green screen CGI, choreographed wire stunts, and hypercut editing. It’s always a damsel in distress, but they also need to save the world (or the universe) to stack the deck of high stakes threats.

The last generation which we see more and more of nowadays is “Cinema 4.0” or Mise-en-abyme, where the suspension of disbelief (of the Beta version) is put into question for the first time. The film we are watching is only a film, and doesn’t hide its own making. The film within the film, its backstage is revealed, and all the ropes of filmmaking are exposed. Dogville is a good example even if it remains classically narrative. Charlie Kaufman in the USA or Quentin Dupieux in France offer a complete deconstruction of filmmaking and tell stories without the safety net of the make believe of the cinema facade.


    22 novembre 2023

    The history of Film Movements (cinemawaves)


     A formidable new blog, Cinemawaves, is offering to cover the history of film movements in cinema history : 

    A film movement signifies a wave of cinematic works, usually following a particular trend in cinema, shaped by and reflecting the time, people, culture, and political events of the location from which it emerged. These cinematic works frequently draw inspiration from cultural roots influenced by events of national tragedy, popular culture or social issues. Often, these film movements are instigated by filmmakers or film critics who develop concepts through discussions on how to craft films and then translate those ideas into cinematic practice.



    Check out also at Screenville:


    03 décembre 2017

    HarryTuttle is back

    The blogger HarryTuttle comes back on this blog after discontinuing it for 4 and a half years, under the name Benoit Rouilly.
    See my introduction post at Unspoken Cinema
    I don't know if the blog Screenville will restart... maybe on a new website.

    You may find me online at:
    Gmail rouilly.benoit3c(at)gmail
    Twitter @RouillyBenoit3C 

    29 mai 2013

    Les politiques de l'amour (Iacub)


    Conférence de Marcela Iacub : Les Politiques de l'amour 
    15 mai 2013 (forumdesimages) 58'25"
    par Marcela Iacub, juriste, chercheuse et essayiste argentino-française Les intrigues cinématographiques se sont pendant longtemps appuyées sur les impossibilités d’aimer externes (sociales,économiques, familiales,morales) et aussi internes (handicaps psychologiques, non réciprocité des personnages). Le cinéma d’aujourd’hui fait apparaître un nouveau type d’impossibilité. Dans un grand nombre de films récents, c’est l’amour lui-même qui semble une entreprise impossible. Cette conférence a eu lieu le 15 mai 2013, dans le cadre du cycle "Défense d'aimer" au Forum des images, à Paris.