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09 février 2026

Terry Gilliam (documentaire ARTE)

 

Le cinéma de Terry Gilliam | Documentaire | ARTE Cinema (YouTube) 52'38"
(ARTE Cinéma) 7 Février 2026


"Des Monty Python à "Brazil" et "L'armée des 12 singes", plongée dans l'univers baroque du réalisateur Terry Gilliam, au croisement de la satire, de la poésie, du cauchemar et de la comédie. Le parcours chaotique d'une véritable manufacture à rêves.

D'où vient l'imaginaire foisonnant de Terry Gilliam ? De son enfance à la Tom Sawyer, dans les forêts du Minnesota ? Des phénomènes de foire qu'il côtoya durant l'adolescence ? Ou de sa passion dévorante pour le magazine satirique Mad, qui dynamitait alors un pays corseté dans les clichés de l'American way of life ? Lorsqu'il débarque en Angleterre à la fin des années 1960, celui qui n'est encore que dessinateur s'illustre à la télévision, où il développe un style reconnaissable entre tous : l'animation, image par image, de collages déjantés. Il intègre au passage une joyeuse bande d’acolytes sur le point de changer la face de l’humour, les Monty Python. Après leurs sketches à la BBC, le succès fulgurant du film Monty Python : sacré Graal, que Gilliam coréalise, le propulse au rang de réalisateur demandé. Jabberwocky, son premier film en solo, adapté du poème de Lewis Carroll, affirme sa singularité visuelle et ses thèmes de prédilection : la misère et le merveilleux, au filtre d'un humour absurde, toujours sombre. 

À hauteur d'enfant

Le documentaire de Benjamin Clavel revient en archives et entretiens sur le style unique du réalisateur, son appétit pour le merveilleux et la poésie, contrebalancés par un regard satirique et cauchemardesque sur l'état du monde. La carrière de Terry Gilliam aura connu son lot de succès (L'armée des 12 singes) et d'échecs (les millions engloutis du Baron de Munchausen, les fiascos successifs de Don Quichotte avant, enfin, un film en 2021), ainsi que ses relations houleuses avec les grands studios américains et leur obsession pour le happy end. Que serait devenu son chef-d'œuvre Brazil, charge désespérée (et prophétique) contre le néolibéralisme et la bureaucratie, si Universal Pictures avait eu le dernier mot ? Une plongée spectaculaire au cœur de la manufacture à rêves baroques de Terry Gilliam, qui aura toute sa carrière rejeté l'imaginaire étriqué des adultes pour créer à hauteur d'enfant."

Le cinéma de Terry Gilliam, L'imagination au pouvoir 

Documentaire de Benjamin Clavel (France, 2022, 53mn)

07 mars 2013

Perpetual Mash-up (Cyriak)

Bonobo : Cirrus (video by Cyriak; 4 Feb 2013) 3'23"

07 février 2013

Salvador Dali (Centre Pompidou 2013)

COLLOQUE DALÍ : L'ÉNIGME SANS FIN
Centre Georges Pompidou (23-24 janvier 2013)
Le titre de ce tableau de 1939 qui fit la gloire aux Etats-Unis d’un Dalí passé maître dans une figuration de l’ambiguïté, une figuration « à tiroirs », apparait opérant pour le décryptage d’une œuvre aux multiples lectures. Contrairement à ce qui s'est passé pour la plupart des autres grandes figures du XXe siècle, l’œuvre de Dalí a été peu étudiée de son vivant, comme si la prédominance de l’histrion et de sa parole rendait vain le travail des historiens. L’exposition s’emploie, avec l’aide du catalogue, à réévaluer le parcours de l’artiste, dont on n’a pas assez mesuré le rôle de passeur entre l’Europe et les Etats-Unis. Le numéro spécial des Cahiers du Mnam (n°21, automne 2012) et ce colloque international contribuent à développer et approfondir de nouvelles pistes de recherche. Des spécialistes reconnus côtoient une plus jeune génération qui s’attache à livrer de nouvelles interprétations au-delà des clichés que Dalí lui-même s’est évertué à propager. Outre les sujets d’histoire de l’art, seront abordés des points de vue aussi différents que la psychanalyse lacanienne, la représentation du genre, la langue de Dalí et ses intuitions scientifiques.

 
23 janvier 2013 (centrepompidou) 3h52'

Présentation de Jean-Hubert Martin et Jean-Michel Bouhours
  • Emmanuel Guigon, « Salvador Dalí et la crise de l’objet » 
  • Catherine Millet, « Dalí et nous » 
  • Astrid Ruffa, « De Chirico et Picasso vus par Dalí. Vers un art du concret délirant » 
  • Jorge Wagensberg, « Dalí et la science comme inspiration » 
  •  Óscar Tusquets, « Le meilleur tableau de Dalí » 



24 janvier 2013 (centrepompidou) 4h32'

Présentation par Thierry Dufrêne.

  • Jean-Louis Gaillemin, « L’ornement paranoïaque » 
  • Dawn Ades, « Lost and Found : Le mythe tragique de l’ Angélus de Millet et La Gare de Perpignan » 
  • Michèle Harroch, « Dalí, Oui ! Mais… » 
  • Albert Serra, « Dalí et le cinéma » 
  • Enric Casasses, « La langue de Dalí » 
  •  Frédérique Joseph-Lowery, « Salvador Dalí, de Mae West à Salomé »



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11 octobre 2012

David Lynch philosophiquement (France Culture)

Philosopher avec David Lynch
(Adèle Van Reeth; Les nouveaux chemins de la connaissance; France Culture; 8-11 oct 2012)


1. Cinéaste de l'âme et du corps (8 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : Mathieu Potte-Bonneville, professeur de philosophie
Demain, David Roche viendra questionner ce qu’il reste de l’identité quand la subjectivité se brise en éclats de matière, à partir notamment de Lost Highway et de Mullolhand Drive ; mercredi, le philosophe Eric Dufour s’interrogera sur l’expérience d’une temporalité non linéaire propre au rêve et au cauchemar dans les films de Lynch, et jeudi, c’est Pacôme Thiellement qui aidera à penser les vices et vertus de la culture américaine et de la fin de la télévision à partir de la série  et du film Twin peaks. Mais pour commencer cette semaine, c’est le philosophe Mathieu Potte-Bonneville qui vient réfléchir au problème de l’union entre l’âme et le corps à partir de l’univers fictionnel donc bien réel d’un cinéaste qui fait du point de vacillement entre la réalité et le rêve la meilleure façon de penser le réel.
Bibliographie :
  • Méditations métaphysiques, objections et réponses suivies de quatre lettres (René Descartes)
  • L'Ethique (Spinoza)
  • Elephant Man (Frederick Treves; 2012)
  • Extrait de Conférences de Borges (1985)

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2. Identité et subjectivité (9 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : David Roche, philosophe, maître de conférences à l'Université de Bourgogne
Deuxième temps aujourd’hui de notre semaine consacrée  la pensée en mouvement de David Lynch. Après le dédoublement de l’âme et du corps  hier lundi, avant l’implosion du temps en une spirale linéaire, demain mercredi, et la folie de Twin Peaks, jeudi, c’est aujourd’hui en compagnie de David Roche que nous allons réfléchir à l’univers lynchéen à partir de la question de l’identité des personnages, et le décalage entre ce qu’ils sont, ce qu’ils rêvent d’être, ce qu’ils n’arrivent pas être, et le récit fragmentaire et sinueux qui en résulte. A l’affût de signes et indices, le spectateur se fait détective et tente de construire un récit à partir de ce qui n’est peut-être, que la narration d’une subjectivité éclatée.
Bibliographie :
  • L'imagination malsaine (David Roche; 2008)
  • David Lynch (Thierry Jousse; 2012)
  • David Lynch: entretien avec Chris Rodley 
  • David Lynch (Chris Rodley; 2012)
  • Paul Ricoeur, temps et récit (1985)

* * * 

3. Le temps d'un cauchemar (10 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : Eric Dufour, agrégé de philosophie
Dans le monde de David Lynch, le temps se répète mais ne ressemble pas,  dans l’univers des Nouveaux chemins, les émissions s’enchainent mais ne se répètent pas, après Mathieu Potte-Bonneville, venu lundi nous parler de l’âme et du corps dans les films de Lynch, David Roche qui hier a tenté de recoller les morceaux de l’identité éclatée dans Lost Highway, avant Pacôme Thiellement qui demain s’affolera autour de Twin Peaks, c’est aujourd’hui le philosophe Eric Dufour qui vient nous montrer comme la matière, le temps et l’image sont au service d’une esthétique de l’horreur chez  David Lynch.
            C’est parce qu’il est fait de matière, d’image et de temps que le cinéma peut faire jaillir l’horreur non pas seulement à l’écran, mais en nous, en estompant, par endroit seulement, la limite qui sépare le rêve de la réalité. Quel est ce monde qui nous effraie et qui ne ressemble pas au nôtre, sans lui être totalement étranger? C’est un cauchemar, entendez, c’est un film de David Lynch. Pensez au visage du clochard dans Mulholland drive qui, en une demi-seconde d’apparition à l’écran, marque durablement notre mémoire. Rappelez-vous l’angoisse suscitée par un couloir obscur dans lequel le personnage, tout simplement disparaît.
            Apparition et disparition, la ligne du temps, chez Lynch, se brise et se mord la queue en une circularité insoutenable, le mal est un virus qui se propage dans le sang et les rouge à lèvres et l’espace s’éventre au sein de l’image, tel un visage dont la banalité devient soudain effrayante.
            C’est en jouant avec les limites du réel que Lynch crée l’horreur. Le rêve n’est pas le contraire de la réalité, le virtuel ne s’oppose pas au réel, nous dit Bergson, et Lynch joue de cette continuité pour rendre fou, en noyant la banalité du réel au milieu de fantasmes éveillés.     Apprendre à regarder la texture de la matière pour se résigner à l’inexistence du présent : le cinéma de Lynch fait du rêve le pire ennemi de la conscience.
Bibliographie :
  • David Lynch : Matière, temps et image (Eric Dufour; 2008)
  • David Lynch: entretien avec Chris Rodley (2012)
  • David Lynch (Thierry Jousse; 2012)

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4. Twin Peaks, vices et vertus de l’ Amérique (11 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : Pacôme Thiellement, écrivain et vidéaste
Dernier temps aujourd’hui de notre semaine autour de la pensée en images et en mouvement de David Lynch. Après le dédoublement de l’âme et du corps avec Mathieu Potte-Bonneville, lundi, l’identité éclatée avec David Roche, mardi et le cauchemar virtuel mais bien réel hier mercredi avec Eric Dufour, c’est aujourd’hui Pacôme Thiellement qui vient nous immerger dans l’univers mythique et mythologique de la série télévisée Twin Peaks.

Diffusée pour la première fois aux Etats-Unis le 8 avril 1990, la série Twin Peaks est l’occasion pour David Lynch d’explorer sur la durée les thèmes et procédés qu’il avait mis en œuvre dans ses précédents films. Cette série est une véritable saga, qui joue avec les codes du soap opéra à merveilles et sait trouver le ton juste en maintenant cet écart subtil avec la normalité qui fait tout le sel des personnages lynchéens.  Difficile de croire que les contraintes propres au petit écran - : affadissement des couleurs, écrasement de l’espace et perte de la qualité du son – n’aient pas dénaturé le travail du réalisateur. Mais c’est la sans doute la clé du succès non démenti depuis 20 ans de cette série : avoir brillamment mené la rencontre 30 épisodes durant entre  l’univers absurde, onirique et angoissant du réalisateur et la logique industrielle des images.
            Mais comment comprendre que, deux ans plus tard, lorsque Lynch s’attelle à la réalisation d’un film à partir de cette série, Fire WalkWith Me, il choisisse pour scène d’ouverture de montrer la destruction d’un tube cathodique, comme pour figurer la séparation nette de son travail et du petit écran ? tout comme le reflet dans le miroir qui montre parfois un autre personnage que celui qui se regarde, Lynch se serait-il pris au piège d’un poste qui l’aurait happé pour mieux l’en éjecter, mais sous une autre forme ?
Bibliographie :
  • La main gauche de David Lynch (Pacôme Thiellement; 2010)
  • David Lynch: entretien avec Chris Rodley (2012)
  • David Lynch (Thierry Jousse; 2012)
  • Ennéades traité 51, traduction de Laurent Lavaud (Plotin)
  • Conférences, traduction Françoise Rosset (Jorge Luis Borgès)



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29 juin 2011

Tsai's Devil Angel

Seminal Image 
Possible inspiration for TSAI Ming-liang's I Don't Want To Sleep Alone (2006) closing oneiric image of a bed drifting on a blackened reservoir water. FU Li's erotic drama, Devil Angel (1995), shows a similar image, visually at least, of a bed against a black background (not water), which is the visualizing of a dream, towards the beginning of the film, of the lead female character who imagines the best way to die together, ultimate romantic couple suicide, with both a bullet in the head.
Although Tsai claimed in an interview that this scene was inspired to him by a fortune teller he consulted in Malaysia, who predicted an image with a lot of black, or something like that...

* * *

Addendum :
Abbas Kiarostami's Sleepers (2001)

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17 novembre 2006

Pan's Tests

Continuation from page 1 and 2. Pan's Labyrinth (2006/Del Toro)

Pan's magic book. Ofelia can only read it when she's alone (i.e. without adults/unbelievers around) because its pages are blank and a magic ink forms letters and drawings. The book is empty because Ofelia creates her own fantasy. After reading over and over her old books, she's now prepared to write her own story. The insect mistaken for a fairy, is named as such by Ofelia herself (she initiated this fantasy by projecting her imagination onto a detail of the real world, the fantasy world doesn't come to her, she spells out the magic identity of a common insect).

Pan orders 3 symbolic tasks to the young cursed princess who lost immortality. A crescent on her shoulder proves the unbelievable prophecy. Fable of regressive initiation, from an abominable reality to the retreat of an idyllic fantasy, from orphan to recomposed family, from unbearable life to dreamlike death. War killed the child, her innocence, her world. A painful and sudden transition to adulthood.

Pan's 3 tasks (dreamwork analysis) :

1) First Test
A giant toad lives under the roots of the biggest tree in the forest, and made it die out. Ofelia shall toss 3 magic stones into its mouth and retrieve a golden key from its guts.

This is a test of fear domination (dark hole with bugs, disgusting monster), and transgression of parental authority (runaway, dirty fancy clothes, late to dinner). Ofelia spells it out under the tree : "you don't scare me, I'm the princess". She also says "Look at you, you're so fat, aren't you ashamed to live under there and eat bugs?". I wonder if the 3 magic balls are the pills given by the doctor to her mother, and through fantasy she allows herself to blame her mother (for her deformed pregnant belly). The key is usually a male sexual symbol, if found inside the toad's belly, maybe it's an allegory for the fecondation of her mother by Vidal, which she disagrees and secretly wishes the abortion (the toad expels out its guts and deflates). She also says at the beginning of the film that the baby is the reason her mother is sick, so all this (Vidal and the baby) takes her mother away from her. She craves to return when she was the only center of attention, before the new baby, before her father died (ideal situation she finds again in death, in the final scene).
Only that she wears the fancy dress her mother wanted Ofelia to wear for the official dinner with her step-father. She wears a "princess gown", but doesn't want to make her stepfather happy so she's drawn to disobey : her dress is all dirty (to hurt her mother) and she's late (to hurt Vidal who is maniac with punctuality). The test is a success for her fantasy mission (she earns credit), but it's disastrous in the real world (punished).
This first task is her first attempt to help cure her mother by taking out the baby (out of anger).

Interlude (1)

Ofelia cannot go on with her next task because her mother is sick. When she opens the magic book, red ink forms a bloody uterus (like a Roshach inkblot test), and fills the page with red. Like a divination, Ofelia foresees the next scene when Carmen loses blood. Maybe this traumatic experience has to do with the first menstruation of a girl (blood, entering womanhood, fecundity, association with mother's pregnancy, pain).
Pan, impatient, comes to remind her duty. Then offers a mandrake (foetus symbol) that will cure Carmen if placed under her bed, bathed in milk and fed with 2 drops of blood every day (echo of the 2 drops of drug prescribed by the doctor in real world). This vegetal foetus evokes the doppleganger substitutions in Ferrara's Body Snatcher (1993).

2) Second Test

Magic chalk that opens passages to another dimension (symbol of her desire to get out of this world). Hourglass (time symbol referring to Vidal's obsession). One of three safe (wooden, iron, silver, or something like that) to open with the golden key (reminds of the choice for the right Grail, which is not the shiniest), and find the dagger for the final sacrifice (mirrors Mercedes' knife that will stab Vidal). Feast table temptation (interdiction to eat anything, echo of her punishment after first task).
Pale Man : Ogre threat to enforce the interdiction through terror ("what lives there is not human" says Pan). 2 fairies die to save Ofelia because she fell into temptation.
Pale Man is a peculiar monster, scary looking but slow and handicapped (no ears, eyes in his palms). Del Toro explains the orbits in his hands are christlike stigmata, but the symbolism is more complicated. It's disturbingly analogous to the aspect of a phallus (floppy bare skin, bold head, it's called "Pale Man"). The association to treat temptation (grape) from a pervert, the illustrations on the wall of the Pale Man chasing children, devouring them... suggests discreetly a sexual/incestuous molestation in symbolic form (maybe Vidal, although this subplot is very shy). Next to the stoic monster lays a pile of children shoes, remnant of his past victims (a shocking sight recalling the imagery of extermination camps).
Ofelia eats grape from the forbidden table (original sin of the fruit from the tree of knowledge in the Bible = loss of innocence, shame of nudity, sexual guilt of mortals), thus fails her task, but surprisingly manages to escape the monster by opening another door after the hourglass exhausted (which is a contradiction of the rules imposed upfront by Pan, apparently threats and orders aren't as incorruptible as in traditional fairytales... re-interpretation and last minute changes are always welcome).

Interlude (2)

Ofelia hands over the dagger, but confesses eating the grape, Pan is furious and abandons her, she will never be immortal. Although the mandrake dried up, Carmen feels better, the doctor can't explain this remission. Vidal finds out, and Carmen throws the root in the fire "Magic doesn't exist!" she says, and she suddenly falls very ill again. Vidal had just killed the doctor so Carmen won't be saved... only the baby survives. Ofelia, orphan, is definitely separated from her past, and her mother who compromised with the evil side, now her surrogate mother, Mercedes takes over, and she can fully embrace the rebel side (denial of order, passage to clandestinity).

3) The sacrifice

The final task is to bring the baby to the altar where Pan will shed his blood to re-open the gates of Ofelia's kingdom and grant her immortality. Test of faith (in Pan) v. reason (of her heart). But she refuses, and like Vidal had to choose between saving Carmen or his son, Ofelia offers her life in exchange to save the baby (saved twice from death by the mimetic sacrifice of both Carmen and Ofelia).
Del Toro makes a special twist of the Bible's archetypical sacrifice. Abraham surrenders his reasoning to pure blind faith when God asked him to kill his only son Isaac. The philosophy of this act is not the horror of murdering one's own child, but the absolute trust in a superior Good that man cannot foresee and shall not question. In fact God stops the sword to spare Isaac's life once Abraham has proven his faith to comply without arguing. But Del Toro turns this reference upside down, and questions the faith in a superior messenger and the application of solemn promise (dispute of unjust orders). A 12 yold girl doubts the command from the god Pan, who purposely tricked her to follow a deviant order. The film makes a case for the sovereignty of the individual's choice, and even suggests God can be fallible.