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22 mai 2026

Tribune Anti-Bolloré & Black list

Pourquoi la tribune ANTI-BOLLORÉ secoue le CINÉMA (YouTube) 40'38"
(France Culture) 19 mai 2026 

"Canal+ occupe une place centrale dans le financement du cinéma français. 

La rupture annoncée par son président, Maxime Saada, avec les signataires d’une tribune anti-Vincent Bolloré révèle les tensions entre dépendance économique et liberté d’expression.

Pour en parler : 

🎙️ Marie Masmonteil, productrice pour Elvézir Films, présidente du collège cinéma Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI) 

🎙️ Nicole Vulser, journaliste

🎙️ Thomas Paris, économiste, professeur à HEC et chercheur au CNRS. Spécialiste des industries culturelles."



Cinéma, édition, médias : « la culture se soulève pour sonner l'alarme » (YouTube) 1h09'
(Médiapart) 19 mai 2026

"Alors qu’une tribune de professionnels du cinéma qui veulent « zapper Bolloré » met le feu au Festival de Cannes, des auteurs et autrices, universitaires et journalistes se mobilisent aussi contre la prédation du milliardaire d’extrême droite. Ils et elles témoignent dans notre émission."

Lire aussi sur Médiapart:



Bolloré tente de faire régner la terreur sur le cinéma français (YouTube) 1h15'
(Journal L'Humanité) 20 mai 2026

"Sur la Croisette, Canal+ tente de faire régner la terreur après une tribune dénonçant l’emprise du milliardaire catholique intégriste sur l’industrie cinématographique. Les 600 signataires ont été déclarés persona non grata pour les futures productions du groupe. De quoi inquiéter la profession. Décryptage avec le streamer RiboDansLaSauce, le journaliste Anthony Cortes et le journaliste Cyprien Caddeo en direct du Festival de Cannes."



21 mai 2026

Cinéma italien et fascisme (Au Poste)

 

Néoréalisme, années de plomb, Berlusconi: 50 ans de résistance filmée (YouTube) 2h16'
(Au Poste) 12 mai 2026



"Du néoréalisme aux années de plomb, en passant par Berlusconi, Mathieu Combe, doctorant à Paris 8, décrypte pour Silence Plato comment le cinéma italien a été, pendant trente ans, la seule arme capable de nommer le fascisme, la corruption d'État et la trahison des gauches.

Nayan Chowdhury reçoit Matthieu Combe"

12 mai 2026

A quoi sert encore la CRITIQUE ? (France Culture)

 

CINÉMA : à quoi sert encore la CRITIQUE ? (YouTube) 58'47"
(France Culture) 12 mai 2026


"YouTube, TikTok, podcasts, réseaux sociaux : chacun peut désormais donner son avis. 

La critique n’a pas disparu. Elle a changé de visage.

Autrefois capables de faire ou défaire la réputation d’un film, les critiques partagent désormais la parole avec des milliers de créateurs de contenu et de spectateurs en ligne.


Pour en parler : 

🎙️ Antoine de Baecque, professeur d'histoire du cinéma à l'École normale supérieure

🎙️ Charlotte Garson, rédactrice en chef adjointe des Cahiers du cinéma

🎙️ Charles Bosson, critique de cinéma et de séries, animateur du podcast “Overtime”

🎙️ Judith Beauvallet, critique cinéma à Écran Large, vidéaste sur YouTube avec sa chaîne "Demoiselles d’Horreur", et spécialiste du cinéma de genre"



13 mai 2013

Dans la foule des grands festivals (France Culture)

Culture monde (France Culture) : Dans la foule des grands festivals

Avec : Elisabeth Lequeret (journaliste à RFI, critique de films, elle participe à l'organisation du festival de Berlin) ; Luisa Prudentino (professeur à l'Inalco, spécialiste du cinéma chinois) ; Patrick Frater (journaliste (Variety, Screen international et Hollywood reporter), fondateur du site Film Business Asia)
Depuis sa création en 1946, le festival de Cannes s’est affirmé comme un rendez-vous cinématographique majeur au niveau mondial. Mais que signifie cette suprématie? Comment la comprendre? Les autres grands festivals européens, comme celui de Berlin, sont-ils les « concurrents » de Cannes, ou leur fonctionnement est-il complémentaire de celui du festival français? Y a-t-il des logiques de « passage obligé » dans ces festivals pour les films présentés au public? Comment ces logiques, si elles existent, évoluent-elles depuis quelques années?
Au-delà de l’identité de chaque festival et des raisons qui ont poussé à la création de chacun d’eux (Berlin créé pendant la guerre froide, Cannes après la 2e guerre mondiale, Venise sous Mussolini), nous allons essayer de comprendre le fonctionnement actuel de ces grands rendez-vous. Nous tenterons aussi de comprendre ces logiques en nous intéressant au cinéma asiatique: depuis quelques années des festivals de cinéma majeurs y ont lieu, en particulier celui de Busan en Corée, centre névralgique du cinéma asiatique, et temple par excellence du cinéma chinois, un cinéma qui d’ailleurs est parti à la conquête de l’Europe grâce à de très nombreux festivals qui lui sont consacrés. Du cinéma d’auteur aux grands blockbusters internationaux, des festivals européens aux nouveaux grand rendez-vous asiatiques, petit tour du monde des grands rendez-vous du cinéma aujourd’hui.

2. Festivals d’Afrique : moteur culturel ou utopie? (07.05.2013)  49' [MP3]
Avec : Eloi Ficquet (anthropologue et historien, maître de conférences à l'EHESS) ; Jean-Marie Téno  (réalisateur franco-camerounais) ; Simon Njami (curateur, organisateur entre autres de la Biennale de photographie de Bamako)
A l’aube des indépendances africaines, naît toute une réflexion sur le rôle de l’art et de la culture dans l’émancipation des peuples d’Afrique. Léopold Sédar Senghor fut à l’origine du premier festival mondial des arts nègres organisé en 1966 à Dakar. Il s’agissait alors de «parvenir à une meilleure compréhension internationale et interraciale, d’affirmer la contribution des artistes et écrivains noirs aux grands courants universels de pensée et de permettre aux artistes noirs de tous les horizons de confronter les résultats de leurs recherches» déclara l’ancien président sénégalais. Puis une 2ème édition eu lieu en 1977 au Nigeria, puis à nouveau à Dakar à l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance du pays.
D’autres festivals furent créés par la suite:
- le Fespaco (Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), certainement LE plus grand festival cinématographique africain né en 1972 et qui se déroule tous les deux ans dans la capitale Burkinabé, Ouagadougou.
- la biennale de Bamako (aussi appelée les rencontres africaines de la photographie) qui, depuis 1994, promeut de grands artistes du continent dans le domaine de la photographie.
Quel bilan peut-on dresser de ces manifestations culturelles? Permettent-elles de soutenir un développement culturel pérenne? Que représentent-elles pour les scènes artistiques locales? En quoi aident-ils à définir une identité culturelle africaine? Que nous disent les festivals sur les liens entre pouvoir, Etat, marchés de l’art, culture en générale? A quel(s) public(s) s’adressent-ils?

3. Sur la route : le quotidien des festivaliers (08.05.2013)  49' [MP3]
Avec : Anne-Marie Autissier (maître de conférences à l’Institut d’études européennes de l’Université de Paris 8, en sociologie de la culture) ; Emmanuel Ethis (sociologue, président de l'université d'Avignon) ; André Ménard (créateur et directeur artistique du festival international de Jazz de Montréal)
Les événements artistiques rassemblent de véritables communautés le temps des représentations que ce soit autour de spectacles de danse, de musique ou de théâtre: les festivaliers constituent un corps. Mais quoi de commun entre ces publics selon les festivals fréquentés? Selon qu’ils soient orientés vers le grand public (les grandes messes des musiques modernes comme Sziget en Hongrie) ou plus élitistes (comme le Festival de Salzbourg: un festival d'opéra, de théâtre et de musique classique créé en 1920 par le metteur en scène Max Reinhardt et l’écrivain Hugo von Hofmannstha). Comment les programmateurs s’y prennent-ils pour fédérer ces différents publics?
Quels publics pour quels festivals? En quoi ces publics ont-ils changé ces dernières années? Et qu’est-ce qu’ils nous disent des évolutions des grands événements culturels en France et en Europe? Il semble que, de plus en plus, les festivals s’imposent comme une forme majeure dans le paysage culturel. Comment l’expliquer ?




Related:

23 mars 2013

Tarantino philosophiquement (Thoret)

Eloge de la parodie (4/4)
Tarantino, imitateur ou créateur ?

Par Adèle Van Reeth (Les nouveaux chemins de la connaissance; France Culture; 21 mars 2013) [MP3] 58'
Avec : Jean-Baptiste Thoret
Après Gérard Genette, Aristophane et Voltaire, dernier temps aujourd’hui de notre éloge de la parodie, et pour l’occasion, j’ai le plaisir de recevoir Jean-Baptiste Thoret qui vient tenter de répondre à ceux qui font du cinéma de Tarantino une compilation de références cinématographiques vidées de leur substance dans l’utilisation parodique qui en est faite. Du jeu à la parodie, du clin d’œil à l’appropriation, au fond la question inévitable que pose la parodie, c’est celle de savoir ou est à la limite entre l’imitation et la création.

Voir aussi : 

17 janvier 2013

Michael Haneke philosophiquement (France Culture)

Philosopher avec Michael Haneke (Adèle Van Reeth; France Culture; 2013)

1. Le cinéma sans issue (14 jan 2013) [MP3] 58'
avec Philippe Rouyer (critique, Positif)
Certains films rassurent et donnent envie de se réconcilier avec le monde, d’autres, et c’est le cas de l’œuvre du cinéaste dont nous allons parler cette semaine, laissent au mieux, un goût amer, au pire, une colère violente dont on ne sait si elle se porte sur le film qui vient d’être vu, ou sur la réalité elle-même.
Alors après Woody Allen, Alfred Hitchcock, Eric Rohmer et David Lynch, Philosopher avec Michaël Haneke, c’est le défi de cette semaine.
Demain, Valérie Carré viendra nous parler du Ruban Blanc, à l’occasion des 24 heures France-Allemagne organisées par France Culture, mercredi, Yannick Rolandeau dissèquera la perversion sans issue de Funny Games, et jeudi, c’est le philosophe Bernard Baas qui viendra jouer du piano malsain aux côtés de la Pianiste. Mais pour l’heure, pour commencer cette semaine, j’ai le grand plaisir d’accueillir Philippe Rouyer, critique de cinéma qui connaît l’œuvre deMichaël Haneke mieux que personne, pour nous initier au cinéma sans issue du réalisateur autrichien, du 7ème Continent au magnifique Amour.

2. Le ruban blanc (15 jan 2013) [MP3] 58' 
Avec : Valérie Carré, maître de conférences au Département d'études allemandes à l’université de Strasbourg, spécialiste du cinéma allemand
Pour le deuxième temps de notre semaine consacrée au cinéaste Michaël Haneke, et à l’occasion de la journée spéciale qu’organise France Culture aujourd’hui mardi 15 janvier autour des relations franco-allemandes, j’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui Valérie Carré pour parler du Ruban Blanc, palme d’or au Festival de Cannes en 2009.
3.  Funny Games (16 jan 2013) [MP3] 58' 
Avec : Yannick Rolandeau, cinéaste
Quant à nous, après Le septième continent et Amour, lundi, Le ruban blanc, hier, et avant La Pianiste demain, c’est le troisième temps aujourd’hui de notre semaine passée à philosopher avec le cinéaste Michaël Haneke, c’est le philosophe Yannick Rolandeau qui vient aujourd’hui nous livrer les clés d’un film faussement joueur et pas si drôle, quoi qu’en dise le titre, Funny Games.
Tout commence par un jeu ; un couple et leur enfant assis à l’arrière de la voiture jouent à deviner le nom des compositeurs dont les musiques – classiques- sont diffusées à la radio. Ils s’amusent. Arrivés dans leur maison de campagne, chacun s’installe et un jeune homme, croisé rapidement auparavant alors qu’ils saluaient des voisins, entre dans la maison. Il n’en sortira pas. Un autre le rejoindra. Et ils joueront, eux aussi, à leur façon : ils joueront à tuer.
Dans quel but, se demande légitimement le spectateur, me montre-t-on ce jeu d’autant plus malsain qu’il est sans issue, puisqu’il conduit de manière inéluctable à la mort des personnages ? La question n’est pas celle de savoir si l’on peut jouer de tout, mais si le cinéma doit avoir des limites, morales, éthiques, au nom du respect du spectateur. Cinématographiquement impeccable, Funny games crée une expérience filmique rarement atteinte. Littéralement insoutenable, il contraint quiconque parvient à surmonter sa colère à s’interroger sur ce que la représentation d’une telle violence dit du monde, de nous-mêmes, et, entre le monde et nous-mêmes, le rôle qu’y joue le cinéma.
4. La pianiste (17 jan 2013) [MP3] 58' 
Avec : Bernard Baas, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
Voici le dernier temps de notre semaine passée à réfléchir sur le travail du cinéaste Michaël Haneke, lui qui, par sagesse de vie et intelligence du cinéma, filme l’insoutenable, non par provocation, mais comme rappel de ce de quoi le monde est aussi fait.
Après le 7ème continent et Amour, lundi, Le Ruban blanc mardi et Funny Games hier, c’est aujourd’hui le philosophe Bernard Baas qui vient jouer du piano malsain aux côtés d’Isabelle Huppert, pour évoquer le plus musical et le plus masochiste des films de Haneke, la Pianiste.

Voir aussi : 

11 janvier 2013

Philosophie de la couleur (France Culture)

Jaune-rouge-bleu
Vassily Kandinsky,1925. Huile sur toile, 127 x 200


« De la couleur ! » (Adèle Van Reeth; Les nouveaux chemins de la connaissance; France Culture)

Improvisation 26
Vassily Kandinsky,1912. Huile sur toile, 97 x 107.5 cm



18 décembre 2012

Où est le cinéma? (Dercon, Karmakar)

La vieille question d’André Bazin, « Qu’est-que le cinéma ? », doit aujourd’hui être remplacée par celle-ci : « Où est le cinéma ? » La réponse est bien entendu : partout, et une question cruciale est celle de la nouvelle circulation des films. Ces vingt dernières années, le musée a été une plateforme importante pour des films qui avaient très peu de chances d’êtres vus ailleurs, mais cela ne suffit pas. Il faut maintenant donner sa place au cinéma en tant que mode de vie. Chacun à sa manière, Steve McQueen, Pedro Costa et Romuald Karmakar, qui pratiquent une nouvelle forme de cinéma « réaliste », se montrent fascinés, au sein même de leurs films, par un tel objectif.

Voir aussi :

14 décembre 2012

Cinéma Numérique Français (France Culture)

Génération HD, ou l’explosion d’un cinéma urbain

1. Ça tourne à Aubervilliers (10 déc 2012) [MP3] 54'
Ce documentaire est une balade au coeur des quartiers d’Aubervilliers, en compagnie de Carine et Hakim sur leurs lieux de tournage, à la rencontre des comédiens Mourad Boudaoud, Tarek Aggoun, Caillot, Madani et du slameur Hocine Ben.
Carine May et Hakim Zouhani, tous deux originaires d’Aubervilliers, décident de tourner un long métrage de cinéma « Rue des Cités » sans argent avec la participation des habitants de leur ville. Après trois ans de tournage et de postproduction épiques, « Rue des Cités » voit enfin le jour et décroche une sélection au Festival de Cannes (ACID) en 2011.
L’originalité du film, outre son noir et blanc esthétique est son imbrication du documentaire dans un récit fictionnel. Ce film choral fait par et pour les habitants est une réussite et raconte la vie intime, quotidienne des Cités, loin de la représentation caricaturale et alarmiste des journaux télévisés.

2. Du cinéma Guérilla à l’Industrie (11 déc 2012) [MP3] 54'
Djinn Carrénard « Donoma », Jean Pascal Zadi « African Gangster » et Jérôme Maldhé « Vole comme un papillon » sont trois jeunes cinéastes qui ont comme point commun de réaliser des premiers longs métrages. Autoproduction, radicalité et débrouillardise collective : ils s’affranchissent des codes du cinéma dominant et osent, à la marge de la marge du 7ème Art, aborder des thèmes sulfureux, sociaux et politiquement incorrects. Cette intransigeance attire inévitablement « les professionnels de la profession » impressionnés par leur culot et leur modernité ; les sollicitations de l’industrie sont souvent nombreuses. Comment vivent-ils ce passage difficile de l’indépendance underground à la reconnaissance du système ? Comment vivent – ils leur professionnalisation ?
Avec la Participation d’Aïcha Belaïdi, programmatrice du Festival Les Pépites du cinéma à la Courneuve et à Saint-Ouen, accompagnatrice des premières heures.

3. Rachid Djaïdani, le cinéma uppercut (12 déc 2012) [MP3] 54'
Rachid Djaïdani, maçon, boxeur, écrivain, comédien, originaire de Carrière-sous-Poissy (dans les Yvelines) vient de réaliser un exploit : il réalise son premier long métrage de cinéma « Rengaine », sélectionné à la Quinzaine des Cannes en 2012, sans argent, tourné pendant neuf ans ! Homme orchestre déterminé, il se raconte entre la Banlieue et Paris, la Cité, l’enfance, sa double culture soudano-algérienne, la découverte des plateaux de cinéma, le souvenir des portes qui se referment. Contre vents et marées, comme un pied de nez au réalisme ambiant, il décide de partir sans équipe, sans argent ni scénario dans la fabrication improvisée d’un conte urbain qui ose aborder des thématiques tabous dans les communautés immigrées, à savoir le racisme viscéral et les formes de rejet entre noirs et arabes. Son Roméo et Juliette des temps modernes, en prise directe avec les palpitations du bitume parisien, esquisse un portrait générationnel des marginaux du cinéma français. « Rengaine » est une œuvre rare, intègre, Hip Hop, foutraque, qui transgresse les codes du film de Cité et impose une nouvelle manière de voir notre monde. Un cinéma coup de poing imposant un nouveau talent du 7ème art.

4. Esprit libre dans le cinéma Français (13 déc 2012) [MP3] 54'
Alice Fargier a deux amours : le cinéma et la radio ; pour ce qui leur est commun : l’enregistrement d’une pensée vivante, d’une pensée qui circule, se propage, se reçoit, s’assimile, se transforme. Un grand mouvement…Elle se revoit à quinze ans bouillonnant d’impatience, bouillonnant que le cinéma français change et trouve un esprit disparu, abandonné : un esprit de liberté. Cet esprit qui l’a tant fait l’aimer : transports extatiques de spectatrice en découvrant les films de Jean-Luc Godard et François Truffaut. Puis les autres, toute la bande de la Nouvelle Vague.
Céline Sciamma, Guillaume Brac, Sophie Letourneur, Justine Triet, Vincent Macaigne et Srinath Samarasinghe ont exaucé un souhait qui n’aurait en réalité pu se produire, il y a dix ans… La patience a payé et la technologie a du bon ! Le numérique a fait évoluer les mentalités. Aujourd’hui, il est possible de faire un film pour peu d’argent et de s’affranchir des diktats des chaînes de télé. Une nouvelle « Nouvelle Vague » ?
Ces objets cinématographiques (mis à part un dispositif semblable au niveau de la production) ont un point commun : s’emparer d’un sujet nouveau et intime. Le désir d’une petite fille de devenir un garçon dans « Tomboy », la solitude d’un homme qui ne sait pas s’y prendre avec les femmes dans « Un monde sans femmes » …Ces cinéastes partagent tous une audace, un goût du risque et une grande détermination. La liberté est leur maître mot, l’outil numérique souvent la clef.
Portrait d’une génération de jeunes cinéastes qui est en train de modifier le paysage cinématographique français.
Avec : Céline Sciamma, Guillaume Brac, Sophie Letourneur, Justine Triet, Vincent Macaigne, et Srinath Samarasinghe.




24 novembre 2012

Gilles Deleuze Notre Contemporain (France Culture)

Deleuze : notre contemporain
Hors Champ (Laure Adler; France Culture; Nov 2012)
Deleuze, c'est un style, une manière de penser le tout du monde, un démineur, une personne qui, quand on la lit, nous rend plus éveillés, plus aux aguets sans doute, parce qu'il ne donne jamais de réponses, mais continue à questionner.
Deleuze donc en 2012 notre contemporain.
Pourquoi, en le relisant, provoque-t-il encore de l'étonnement ? Comment les concepts qu'il invente - rhizome, machine désirante, ligne de fuite et bien d'autres - restent-ils opératoires aujourd'hui ?
Existe-t-il plusieurs Deleuze ? Peut-être celui qui, très jeune, nous a permis de relire Bergson, Hume, Spinoza autrement ne s'est jamais cantonné dans l'histoire de la philosophie et a pensé à la transformer en possibilité d'interrogation du monde - ce qui l'intéresse, ce n'est pas l'harmonie mais le symptôme, tout ce qui peut introduire du désordre.
Aujourd'hui plus connu par son Abécédaire que par Différence et répétition, Le Pli, Proust et les signes, son travail avec Félix Guattari avec L'Anti-Oedipe et Mille Plateaux nous ont permis de mieux comprendre les lignes de tension du capitalisme. Les relectures de Kafka, Beckett, Lewis Caroll demeurent toujours éclairantes ainsi que ses deux opus sur le cinéma
Deleuze aujourd'hui nous donne de l'énergie, du courage et de la jubilation.
Deleuze ou la philosophie exemplaire.
Deleuze ou la boîte à outils du XXIe siècle.
1. Gilles Deleuze et les enjeux philosophiques (19 Nov 2012) 45' [MP3]
avec Jean Clesmartin (Philosophe)

2. Gilles Deleuze relit l'histoire de la philosophie (20 Nov 2012) 45' [MP3]
avec René Schérer (Philosophe)

3. Gilles Deleuze et la vie (21 Nov 2012) 45' [MP3]
avec Gérard Fromanger (peintre) et Jean-Jacques Lebel (Plasticien)

4. Gilles Deleuze : Cinéma 1&2 (22 Nov 2012) 45' [MP3]
avec Raymond Bellour (écrivain, théoricien)

5. Gilles Deleuze (23 Nov 2012) 45' [MP3]
avec David Lapoujade (Philosophe)



Voir aussi :


11 octobre 2012

David Lynch philosophiquement (France Culture)

Philosopher avec David Lynch
(Adèle Van Reeth; Les nouveaux chemins de la connaissance; France Culture; 8-11 oct 2012)


1. Cinéaste de l'âme et du corps (8 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : Mathieu Potte-Bonneville, professeur de philosophie
Demain, David Roche viendra questionner ce qu’il reste de l’identité quand la subjectivité se brise en éclats de matière, à partir notamment de Lost Highway et de Mullolhand Drive ; mercredi, le philosophe Eric Dufour s’interrogera sur l’expérience d’une temporalité non linéaire propre au rêve et au cauchemar dans les films de Lynch, et jeudi, c’est Pacôme Thiellement qui aidera à penser les vices et vertus de la culture américaine et de la fin de la télévision à partir de la série  et du film Twin peaks. Mais pour commencer cette semaine, c’est le philosophe Mathieu Potte-Bonneville qui vient réfléchir au problème de l’union entre l’âme et le corps à partir de l’univers fictionnel donc bien réel d’un cinéaste qui fait du point de vacillement entre la réalité et le rêve la meilleure façon de penser le réel.
Bibliographie :
  • Méditations métaphysiques, objections et réponses suivies de quatre lettres (René Descartes)
  • L'Ethique (Spinoza)
  • Elephant Man (Frederick Treves; 2012)
  • Extrait de Conférences de Borges (1985)

* * * 

2. Identité et subjectivité (9 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : David Roche, philosophe, maître de conférences à l'Université de Bourgogne
Deuxième temps aujourd’hui de notre semaine consacrée  la pensée en mouvement de David Lynch. Après le dédoublement de l’âme et du corps  hier lundi, avant l’implosion du temps en une spirale linéaire, demain mercredi, et la folie de Twin Peaks, jeudi, c’est aujourd’hui en compagnie de David Roche que nous allons réfléchir à l’univers lynchéen à partir de la question de l’identité des personnages, et le décalage entre ce qu’ils sont, ce qu’ils rêvent d’être, ce qu’ils n’arrivent pas être, et le récit fragmentaire et sinueux qui en résulte. A l’affût de signes et indices, le spectateur se fait détective et tente de construire un récit à partir de ce qui n’est peut-être, que la narration d’une subjectivité éclatée.
Bibliographie :
  • L'imagination malsaine (David Roche; 2008)
  • David Lynch (Thierry Jousse; 2012)
  • David Lynch: entretien avec Chris Rodley 
  • David Lynch (Chris Rodley; 2012)
  • Paul Ricoeur, temps et récit (1985)

* * * 

3. Le temps d'un cauchemar (10 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : Eric Dufour, agrégé de philosophie
Dans le monde de David Lynch, le temps se répète mais ne ressemble pas,  dans l’univers des Nouveaux chemins, les émissions s’enchainent mais ne se répètent pas, après Mathieu Potte-Bonneville, venu lundi nous parler de l’âme et du corps dans les films de Lynch, David Roche qui hier a tenté de recoller les morceaux de l’identité éclatée dans Lost Highway, avant Pacôme Thiellement qui demain s’affolera autour de Twin Peaks, c’est aujourd’hui le philosophe Eric Dufour qui vient nous montrer comme la matière, le temps et l’image sont au service d’une esthétique de l’horreur chez  David Lynch.
            C’est parce qu’il est fait de matière, d’image et de temps que le cinéma peut faire jaillir l’horreur non pas seulement à l’écran, mais en nous, en estompant, par endroit seulement, la limite qui sépare le rêve de la réalité. Quel est ce monde qui nous effraie et qui ne ressemble pas au nôtre, sans lui être totalement étranger? C’est un cauchemar, entendez, c’est un film de David Lynch. Pensez au visage du clochard dans Mulholland drive qui, en une demi-seconde d’apparition à l’écran, marque durablement notre mémoire. Rappelez-vous l’angoisse suscitée par un couloir obscur dans lequel le personnage, tout simplement disparaît.
            Apparition et disparition, la ligne du temps, chez Lynch, se brise et se mord la queue en une circularité insoutenable, le mal est un virus qui se propage dans le sang et les rouge à lèvres et l’espace s’éventre au sein de l’image, tel un visage dont la banalité devient soudain effrayante.
            C’est en jouant avec les limites du réel que Lynch crée l’horreur. Le rêve n’est pas le contraire de la réalité, le virtuel ne s’oppose pas au réel, nous dit Bergson, et Lynch joue de cette continuité pour rendre fou, en noyant la banalité du réel au milieu de fantasmes éveillés.     Apprendre à regarder la texture de la matière pour se résigner à l’inexistence du présent : le cinéma de Lynch fait du rêve le pire ennemi de la conscience.
Bibliographie :
  • David Lynch : Matière, temps et image (Eric Dufour; 2008)
  • David Lynch: entretien avec Chris Rodley (2012)
  • David Lynch (Thierry Jousse; 2012)

* * * 

4. Twin Peaks, vices et vertus de l’ Amérique (11 oct 2012) [MP3] 58'
Avec : Pacôme Thiellement, écrivain et vidéaste
Dernier temps aujourd’hui de notre semaine autour de la pensée en images et en mouvement de David Lynch. Après le dédoublement de l’âme et du corps avec Mathieu Potte-Bonneville, lundi, l’identité éclatée avec David Roche, mardi et le cauchemar virtuel mais bien réel hier mercredi avec Eric Dufour, c’est aujourd’hui Pacôme Thiellement qui vient nous immerger dans l’univers mythique et mythologique de la série télévisée Twin Peaks.

Diffusée pour la première fois aux Etats-Unis le 8 avril 1990, la série Twin Peaks est l’occasion pour David Lynch d’explorer sur la durée les thèmes et procédés qu’il avait mis en œuvre dans ses précédents films. Cette série est une véritable saga, qui joue avec les codes du soap opéra à merveilles et sait trouver le ton juste en maintenant cet écart subtil avec la normalité qui fait tout le sel des personnages lynchéens.  Difficile de croire que les contraintes propres au petit écran - : affadissement des couleurs, écrasement de l’espace et perte de la qualité du son – n’aient pas dénaturé le travail du réalisateur. Mais c’est la sans doute la clé du succès non démenti depuis 20 ans de cette série : avoir brillamment mené la rencontre 30 épisodes durant entre  l’univers absurde, onirique et angoissant du réalisateur et la logique industrielle des images.
            Mais comment comprendre que, deux ans plus tard, lorsque Lynch s’attelle à la réalisation d’un film à partir de cette série, Fire WalkWith Me, il choisisse pour scène d’ouverture de montrer la destruction d’un tube cathodique, comme pour figurer la séparation nette de son travail et du petit écran ? tout comme le reflet dans le miroir qui montre parfois un autre personnage que celui qui se regarde, Lynch se serait-il pris au piège d’un poste qui l’aurait happé pour mieux l’en éjecter, mais sous une autre forme ?
Bibliographie :
  • La main gauche de David Lynch (Pacôme Thiellement; 2010)
  • David Lynch: entretien avec Chris Rodley (2012)
  • David Lynch (Thierry Jousse; 2012)
  • Ennéades traité 51, traduction de Laurent Lavaud (Plotin)
  • Conférences, traduction Françoise Rosset (Jorge Luis Borgès)



Related :

02 septembre 2012

The Decline of the Hollywood Studios (France Culture)

LA SITUATION DU CINEMA AMERICAIN (Projection Privée; France Culture; 1er Sept 2012) [MP3] 1h

Roundtable on the state of American Cinema today

Avec : 
  • Jean-Baptiste Thoret (historien et critique cinématographique) 
  • Jacky Goldberg (critique cinématographique)
  • Philippe Rouyer (critique à Positif et Psychologies Magazine)
  • Stéphane Delorme (rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma)
  • Michel Ciment (rédacteur en chef de Positif)

Filmographie citée :

Positif / Success  Négatif / Failures 
Newer :
  • J. Edgar (Eastwood)
  • Terri (Azazel Jacobs)
  • Keep The Lights On (Sachs)
  • Twixt (Coppola)
  • Dark Horse (Todd Solondz)
  • The Beasts of the Southern Wild
  • Take Shelter (Nichols)
  • Mission Impossible IV
  • 4:44 Last Day on Earth (Ferrara) 
  • Damsels in Distress (Stillman)
  • Inception (Nolan)
  • Bug (Friedkins)
  • Magic Mike (Soderbergh)
  • Black Swan (Aronofsky)
  • Avatar 3D
  • Alice in wonderland 3D
  • Hugo 3D 
  • Wall-E
Older : 
  • Sex, Lies and Videotapes
Newer :
  • The Dark Knight Rises
  • Spiderman
  • John Carter
  • Battleship
  • Cars 2
  • Rebel
  • MIB3
Older :
  • Tarzan franchise
  • Steven Segal franchise
  • Heaven's Gate (Cimino)
  • The Sorcerer (Friedkins)


Key points :
  • Hollywood is in denial about the creative/financial crisis ($100 billion loss in the last 10 years)
  • Saturation of prequels, sequels, reboots, franchises...
  • Hollywood afraid to take risks, sterilized by Wall St.
  • Projects built on bank-ability, BO predictions, whatever the public wants
  • Failure of 3D 

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Festival de Deauville (Mauvais Genres; France Culture; 1 Sept 2012) [MP3] 2h
avec : William Friedkin et Florent Emilio Siri
En ouverture de sa 15e saison, Mauvais Genres dressera ce soir son antenne à Deauville, riante cité normande où se tient la 38e édition du Festival du film américain (son directeur, Bruno Barde, ouvrira l'émission). Une édition à haute teneur en mauvais genres : ouverte par le "Mud" de Jeff Nichols, close par "Savages" d'Oliver Stone, elle recevra, outre Harvey Keitel et Melvin van Peebles, WILLIAM FRIEDKIN dont le dernier film, "Killer Joe", polar "white trash", sort le 5 septembre dans les salles. Friedkin ! Et les images d'affluer : la partie de bras de fer surnaturel avec geyser de bile, spiderwalk et sommier volant, entre la fillette possédée (Lynda Blair) et Father Merryn (Max von Sydow) ; Gene Hackman mettant fin, d'une balle dans le dos, à l'issue d'une poursuite automobile mythique, à la cavale new-yorkaise de Marcel Bozzufi ; la camion hanté de "Sorcerer" progressant dans la nuit glauque d'une jungle détrempée ; William Dafoe, le dandy faussaire, l'ange pervers de "Police Federal Los Angeles".




Voir aussi:

21 août 2012

Hiroshima-Godzilla-Fukushima (France Culture)



Hiroshima, mon amour (Les grandes traversées; France Culture; 15 août 2012) [MP3] 48'
Le scénario du film d’Alain Resnais tourné en 1959 est lu par l’auteur (Marguerite Duras) et par la comédienne Emmanuelle Riva.
En Août 1957, à Hiroshima, une actrice française termine un film sur la paix. Elle s'éprend d'un architecte japonais le dernier jour du tournage. Ils ont 24 heures devant eux pour vivre cette passion fulgurante. Cet amour impossible réveille en la jeune femme son premier amour : elle avait 18 ans, c'était à Nevers en 1944. Elle aimait un jeune bavarois que les combattants du maquis abattirent. Elle fut tondue, ses parents la cachèrent dans une cave. Son amant japonais lui fait raconter sa tragédie, la soulageant ainsi d'un atroce souvenir. Mais l'amour qui les lie l'espace d'une nuit ne peut résister aux impératifs et aux contraintes sociales.
Diffusé au Japon sous le titre Une histoire d’amour de 24h, le film n’est resté que 15 jours à l’affiche…




La Catastrophe dans l’imaginaire cinématographique (Les grandes traversés; France Culture; 17 août 2012) [MP3] 48'
Tokyo détruite par les flammes, ravagée par un monstre, le Japon submergé par les flots : le cinéma japonais aime à se faire peur et cela ne date pas d’hier. Ou plutôt cela a commencé dès 1954 avec Godzilla, ce monstre à tête de lézard enfoui dans la terre et …réveillé par des essais nucléaires… Comme en écho, des années plus tard, en 1988, Akira raconte la destruction de la capitale nipponne par des armes nucléaires. Avant queLa submersion du Japon ne réalise en images dès 2006 la prophétie de la catastrophe du 11 mars 2011.
Décryptage de cette imaginaire cinématographique avec Claude Estèbe (enseignant à l’Inalco sur l’histoire visuelle du Japon).


Bibliographie : 
  • La submersion du Japon (2000, Sakyo Komatsu)
  • L'Apocalypse nucléaire et son cinéma (2012/Hélène Puiseux)
  • Sinking of Japan (2006, Shinji Higuchi)
  • La Tombe des lucioles (Nosaka Akiyuki)
Filmographie : 
  • Godzilla (1954/Inoshiro Honda/Japon)
  • Le tombeau des lucioles (Isao Takahata)
  • Ponyo sur la falaise (2009/Hayao Miyazaki/Japon)
  • I wish (2012/Hirokazu Kore-Eda/Japon)
  • Hume / Dream (Kurosawa)




La tectonique des images (Les grandes traversés; France Culture; 14 août 2012) [MP3] 48'
La catastrophe du 11 mars 2011 a été vécue et vue en direct par le monde entier. Filmé en temps réel : le séisme. Capturées par téléphone portable : les vagues du tsunami. Enregistrés : les montagnes de débris. Disparus : le corps des victimes. De la destruction partout mais pas de morts… Dans ce tsunami d’images personnelles et médiatiques, quel récit se dégage ?
Analyse du film des événements par Yoann Moreau (anthropologue, spécialiste du Japon, chercheur à l’EHESS sur la catastrophe et son traitement dans l’actualité)

Bibliographie : 
  • L'archipel des séismes : écrits du Japon après le 11 mars 2011 (Cécile Sakai, Corinne Quentin 2012)
  • Le grand tremblement de terre du Kantô (Akira Yoshimura, 2010)
  • Après le tremblement de terre (Haruki Murakami, 2012)
  • Tsunami (Andoche Praudel, 2012)
Filmographie : 



Related :

17 juillet 2012

Frémaux-Taddéï (France Culture)

Le tête-à-tête (France Culture; 15 juillet 2012) 59' [MP3]
Frédéric Taddéï s'entretient avec Thierry Frémaux, programmateur du Festival de Cannes.
Il a longtemps vécu aux Minguettes, dans la banlieue lyonnaise.
Il est ceinture noire de judo et dirige désormais l’Institut Lumière à Lyon.
Mais il est surtout délégué général du festival de Cannes depuis plus de dix ans, poste qui fait de lui l’un des hommes les plus courtisés du cinéma mondial. Il voit 700 films par ans au minimum et en sélectionne 50 pour le plus prestigieux festival de cinéma du monde.

Voir aussi : 

06 juillet 2012

Projections itinérantes

Réenchanter le destin: "Cinéma itinérant : La valse des bobines" (Sur les docks; France Culture; 5 Juillet 2012) 56' [MP3]
Dans le département de la Dordogne, "Ciné passion en Périgord" est un circuit de cinéma itinérant qui va là où le cinéma n’est pas desservi.
En se déplaçant dans les villages éloignés des salles de cinéma et en pratiquant des tarifs très accessibles, Laurent, projectionniste depuis plus de dix ans, réunit les périgourdins bien disposés à ne pas manquer cet événement.
« Ciné passion » ce sont plus de 500 projections chaque année, 14 000 spectateurs et 50 000 kms annuel que Laurent parcours à bord de sa camionnette blanche.
Ce projectionniste est salarié par l'association pour charger le matériel, conduire sur les routes de campagne, installer le cinéma, vendre les places en improvisant un guichet et enfin et surtout assurer la projection. Plus tard après avoir échangé avec les plus passionnés, il remballe et reprend la route.
Qu'il vente ou qu’il neige, son camion roule toujours en direction des villages, assurant ainsi les séances où il est tant attendu. Avec lui le cinéma à la campagne  n’est pas une utopie.
Avec :
  • Laurent Xerri, projectionniste
  • Raphael Maestro, directeur de Ciné passion
  • Julien Robillard, programmateur et projectionniste
  • Pierre Campos et les commerçants de Rouffignac
  • Juliette Duretete, SPIP
  • les détenus du centre pénitencier de Neuvic sur l’Isle
  • les enfants du centre de Loisir « Les Petits loups » ainsi que l’équipe pédagogique

Lire aussi : Derrière l'écran (Pascal Garnier, 2007)


Voir aussi :

09 juin 2012

Perception du cinéma (Merleau-Ponty)

Maurice Merleau-Ponty 1/4: Une perception du cinéma
Les nouveaux chemins de la conniassance, France Culture, 4 juin 2012 [MP3] 59'
Aujourd'hui, Adèle Van Reeth reçoit Stefan Kristensen (attaché de recherche dans l'unité d'Histoire de l'Art à l'Université de Genève) pour évoquer le cinéma chez Maurice Merleau-Ponty.
Extraits :
  • Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard, 1967 
  • A bout de souffle, Jean-Luc Godard, 1960  
  • Pierrot le fou de Jean-Luc Godard
  • Causeries de Merleau-Ponty, 6 novembre 1948 [PDF] [MP3]
  • Maurice Merleau-Ponty, Résumés de cours, Collège de France, 1952-1960, Gallimard, 1968 
  • Maurice Merleau-Ponty, Sens et Non-Sens, "Le cinéma et la nouvelle psychologie", Gallimard, 1996

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Bibliographie complémentaire :
  • Cinema 1 : Image-Mouvement / Cinema 2 : Image-Temps (Gilles Deleuze, 1983-85)

Lire aussi : 

Filmer la sexualité (France Culture)

Aujourd'hui, Adèle Van Reeth reçoit Claudine Le Pallec-Marand (enseignante en cinéma à l’Université Paris 8 – Saint-Denis) pour évoquer les films « Anatomie d’un rapport » de Luc Moullet – « À ma sœur » de Catherine Breillat et « Intimité » de Patrice Chéreau.
Extraits :
  • Anatomie d'un rapport (1975/Luc Moullet et d'Antonietta Pizzorno/France)
  • Archive Truffaut, extrait de "Mémoires du cinéaste", interviewé par Claude Jean-Philippe, 1977 
  • When Harry Met Sally (1989/Rob Reiner/USA)
  • Intimité  (2001/Patrice Chéreau/France)
  • À ma soeur (2001/Catherine Breillat/France)
  • Le Deuxième sexe, Simone de Beauvoir
Autres émissions de la série Les nouveaux chemins de la connaissance (France Culture) :

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Filmographie complémentaire sur la sexualité :
  • Blue Movie (1969/Andy Warhol/USA)
  • WR: Mysteries Of The Organism (1971/Dusan Makavejev/Yugoslavie/RFA)
  • The Last Tango in Paris (1972/Bertolucci/Italie)
  • Salò o le 120 giornate di Sodoma (1975/Pier Paolo Pasolini/Italie)
  • The Empire of Senses (1976/Oshima/Japon)
  • Une Sale Histoire (1977/Jean Eustache/France)
  • Gojitmal (1999/Sun-Woo Jang/Corée du Sud)
  • Romance (1999/Breillat/France)
  • The Cremaster Cycle (1995-2002/Matthew Barney/USA)
  • Ken Park (2002/Larry Clark/USA)
  • Twintynine Palms (2003/Bruno Dumont/France)
  • 9 songs (2004/Winterbottom/UK)
  • Kinsey (2004/Bill Condon/USA)
  • Destricted (2006/Marina Abramovic; Matthew Barney; Marco Brambilla; Larry Clark; Marilyn Minter; Gaspar Noé; Richard Prince; Sam Taylor-Wood/UK/USA)
  • Dirty Diaries (2010/omnibus/Suède)

Lire aussi : 

27 mai 2012

Alain Cavalier (France Culture)

Une semaine avec Alain Cavalier. Hôtel Claret, chambre 310, confidences d’un filmeur
Hors-champ (Laure Adler; France Culture)
Alain Cavalier, lors de la rétrospective qui lui a été consacrée à la Cinémathèque Française (26 avril - 9 mai 2012), a accepté que l’équipe de « Hors-Champs » puisse le rencontrer au début, en cours et à la fin de sa rétrospective.
Il voulait s’assurer par lui-même qu’il était capable pour la première fois de sa vie de voir ses propres films et de voir comment lui réagirait par rapport à son travail et comment les spectateurs réagiraient par rapport à des films qu’il n’a jamais eu le courage de revoir.
Cette série d’émissions est une série de conversations avec différents plans sonores, des confessions et une introspection : filmeur sachant filmer.
1. Alain Cavalier évoque sa méthode de travail (21 mai 2012) 44' [MP3]
2. Le filmeur et la confrérie des filmeurs et le désir de garder une trace  (21 mai 2012) 44' [MP3]
3. Alain Cavalier évoque les autres cinéastes, sa situation d'être sans famille, le son, l'image et l'inconscient (21 mai 2012) 44' [MP3]
4. Alain Cavalier évoque l'influence de la peinture et la littérature sur sa manière de filmer, la musique des mots et la voix (21 mai 2012) 44' [MP3]
5. Alain Cavalier rencontre son public et parle du rapport qu'il entretient avec les nouvelles technologies (21 mai 2012) 44' [MP3]



Projection Privée (Michel Ciment; France Culture) 28 avril 2012 [MP3]
Alain Cavalier au sujet de la rétrospective qui lui est consacrée à la Cinémathèque française du 26 avril au 9 mai 2012.




Conversation avec Alain Cavalier (La cinémathèque française; 26 avril - 9 mai 2012) programme PDF
Inattendue, expérimentale, autobiographique, surprenante, telle est l'inclassable carrière d'Alain Cavalier. Il débute dans les années 60 avec L'Insoumis et Le Combat dans l'île. Il adapte brillamment Sagan (La Chamade). Le Plein de super est un étonnant road movie masculin. Ce répondeur ne prend pas de messages en 1978 est une expérience formelle surprenante où il aborde sa propre vie sentimentale. Thérèse, portrait distancié de Sainte Thérèse de Lisieux est salué quasi unanimement par la critique. Les nouveaux supports du cinéma lui permettent de tenter diverses expériences pointillistes, intimes et biographiques.
Plutôt qu'une « rétrospective », le cinéaste a souhaité présenter sa programmation sous la forme d'une conversation. Au sens littéral du terme : Alain Cavalier n'a accepté cet hommage, qu'à la condition d'être présent chaque jour pour converser avec le public. Être là, à côté de ses films, pour veiller sur eux. À moins que ce ne soit l'inverse : eux qui veillent sur lui. Pari incroyablement excitant. 
Vidéos d'Alain Cavalier filmées sur le vif pour sa rétrospective :



Filmographie d'Alain Cavalier :
  • Pater (2011) 
  • Irène (2009) 
  • Le filmeur (2005) 
  • René (2002)
  • Vies (2000)  
  • La rencontre (1996) 
  • Libera me (1993) 
  • Thérèse (1986) 
  • Un étrange voyage (1981) 
  • Ce répondeur ne prend pas de messages (1979) 
  • Martin et Léa (1979) 
  • Le plein de super (1976) 
  • La chamade (1968) 
  • Mise à sac (1967) 
  • L'insoumis (1964) 
  • Le combat dans l'île (1962)

Voir aussi :

26 mai 2012

Débat de la Quinzaine (Cannes 2012)

La parole aux cinéastes (Quinzaine des Réalisateurs) 
4 débats présentés par Edouard Waintrop, en présence de cinéastes de la sélection, de cinéastes français de la SRF et de nombreux autres invités. Ouverts au public, sur le parvis de la Malmaison.
Tout au long de son histoire, et aujourd’hui plus que jamais, la Quinzaine des Réalisateurs a été et demeure à Cannes un lieu de découvertes, d’expérimentations, d’échanges et de rencontres entre les artistes, les professionnels, et les cinéphiles.
Notre projet s'inscrit dans une volonté de remettre l'auteur au centre des débats, de réinventer la Quinzaine comme un lieu d'échange et de convivialité, mais aussi de pérenniser et de développer les rencontres entre tous les réalisateurs, qu’ils soient sélectionnés à la Quinzaine, ou dans une autre section.
Les auteurs des films sélectionnés seront accueillis par des réalisateurs confirmés (en 2012, Christophe Blanc, Eric Guirado, Pierre Salvadori et Pierre Schoeller) tout au long de leur passage à la Quinzaine. Chaque cinéaste accueillera les réalisateurs et les accompagnera lors des différentes étapes de la présentation du film à la Quinzaine.
Ces orientations se matérialisent également à travers des débats, articulés autour de plusieurs films de la sélection ; les auteurs seront conviés à développer certaines problématiques en compagnie d’un critique et de leurs hôtes cinéastes.


Le cinéma des pays arabe aujourd'hui 
(20 mai 2012) audio 57' [MOV] FRANÇAIS
Avec : Merzak Allouach (Algérie), Yousri Nasrallah (Egypte) et Nabil Ayouch (Maroc)
Les invités ont parlé des défis du cinéma arabe dans un contexte de changements sociaux et politiques. Ils ont décrit les difficultés qu'ils rencontrent dans leur pays pour produire et diffuser leurs films.
Ils ont souligné la vitalité d'une jeunesse qui invente des moyens alternatifs de faire et de montrer des films. Tous trois ont insisté sur l'importance de défendre une place pour la liberté de création face aux interdits institutionnels et moraux et à l'émergence d'un nouveau pôle de financement du cinéma arabe dans les pays du Golfe.
Autres interviews vidéo à voir :

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Les nouveaux noms du cinéma latino-américain
(21 mai 2012) audio 1h03'39" [M4A] ESPAÑOL+FRANÇAIS
Avec : Benjamín Ávila (réalisateur d'Infancia clandestina), Yulene Olaizola (réalisatrice de Fogo), William Vega (réalisateur de La Sirga), Pablo Stoll Ward (réalisateur de 3), Pablo Larraín (réalisateur de No), Christophe Blanc (SRF) et John Hopewell (Variety)

Autres interviews vidéo à voir :

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Nouvelles audaces du cinéma français
(22 mai 2012) audio 51' [MOV]
Avec : Rachid Djaïdani (réalisateur de Rengaine), Elie Wajeman (réalisateur d’Alyah), Eric Guirado (SRF), Boyd Van Hoeij (Variety) et Catherine Corsini (SRF)

Autres interviews vidéo à voir :

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Multiplicités des cinémas indiens - Bollywood : l’arbre qui cache la forêt?
(23 mai 2012) audio 41'43" (25min manquent au début) [M4A] ENGLISH+FRANÇAIS
Avec : Anurag Kashyap (réalisateur de Gangs of Wasseypur), Pierre Salvadori (SRF), Hubert Niogret, (critique et producteur), Patrick Frater (Film Business Asia), Sunil Doshi (producteur), Sudhir Mishra (scénariste, réalisateur)

Autres interviews vidéo à voir :

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Autres interviews :
  • Leçon de cinéma de Nuri Bilge Ceylan [ extrait vidéo 4'47" ] Prix du Carosse d'Or 

Voir aussi :

19 mai 2012

Jean Douchet fait son cinéma

Laure Adler présente Jean Douchet fait son cinéma 
(Hors champs; France Culture)
Jean Douchet, l’un des plus grands passeurs de l’Histoire du cinéma a accepté de nous livrer ses manières de voir un film et d’expliquer les raisons pour lesquelles le cinéma est un art qui met en branle l’imaginaire du spectateur en faisant appel à son esprit de rêverie et à son sens de la beauté.
Co-fondateur des Cahiers du cinéma,  Jean Douchet, ami de Rivette, Godard, Rohmer, est aussi réalisateur et acteur dans de nombreux films de jeunes cinéastes dont il a éveillé la vocation. Socrate de la Cinémathèque de Langlois puis de la rue d' Ulm, il est aussi en ce moment même professeur à la Cinémathèque où il vaut mieux arriver très en avance pour pouvoir l’écouter tant son esprit critique, sa profondeur d'argumentation et son éloge du désir et du plaisir font des émules auprès des jeunes de vingt ans, nos futurs cinéastes.

  1. Ma vie mes films et Jean Luc Godard (14 mai 2012) 44'  [MP3]
  2. Que signifie être acteur ? (15 mai 2012) 44'  [MP3]
    Conversation avec Bulle Ogier 
  3. Comment on devient cinéaste et comment le demeurer ? (16 mai 2012) 44'  [MP3]
    Avec Benoit Jacquot
  4. Réel et imaginaire, le hors-champ, la 3D, une catastrophe pour le cinéma (17 mai 2012) 44' [MP3]
    avec Jean-Louis Comolli 
  5. Voir un film c’est vivre sa vie et imaginer celles des autres (18 mai 2012) 44' [MP3]


Filmographie citée :
  • La salamandre (1971/Alain Tanner)
  • Les adieux à la reine (2012/Benoît Jacquot)
  • Les faux-monnayeurs (Benoît Jacquot)
  • Au fond des bois (Benoît Jacquot)
  • Werther (Benoît Jacquot)
  • Le Cinéma Comolli (2011/Jean-Louis Comolli) DOC


Bibliographie :
  • La DVDéothèque de Jean Douchet (Jean Douchet; 2006)
  • Nouvelle vague (Jean Douchet; 2004)
  • L'art d'aimer (Jean Douchet; 2003)
  • Corps et cadre : cinéma, éthique, politique (Jean-Louis Comolli; 2012)
  • Cinéma contre spectacle (Jean-Louis Comolli; 2009)
  • Voir et pouvoir - L'innocence perdue : cinéma, télévision, fiction, documentaire (Jean-Louis Comolli; 2004)


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Ciné club de Jean Douchet :


Voir aussi :